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Les Canaries protégées de la civilisation "barbare"

Les îles Canaries sont connues sous le nom d'Îles Fortunées depuis l'antiquité. Elles ont échappé à la convoitise des grandes civilisations pendant très longtemps. Les Européens ne les redécouvriront qu'au XIIIème siècle.

Histoire des Canaries

Les îles Canaries ont été envahies par les phéniciens et les carthaginois. Mais on ne sait pas avec certitude quand et par qui furent découverts les indigènes qui habitaient l'archipel : les Guanches. On trouve des traces écrites de l'arrivée à Lisbonne en 1335 de deux bateaux portugais contenant des prisonniers Guanches.

Une île de sauvages…cultivés ?

Selon ce rapport, les îles Canaries ne sont que des cailloux sans agriculture et remplis d'animaux (surtout des chèvres) et de sauvages nus dont les chefs s'habillent de peaux de chèvres et parlent une langue inconnue. Sur les îles côté Est, vivent des Guanches plus civilisés. Ils cultivent le blé, bâtissent des villes et vivent en classes sociales : des rois, des nobles et des prêtres. Ils vénèrent une divinité féminine et embaument leurs morts. Leur type ethnique est surprenant : ce sont de grands blonds aux yeux bleus.

Les esclaves et le roi

Après cette découverte des chasseurs d'esclaves de tous horizons ont rallié l'archipel pour capturer ces grands esclaves blonds et les revendre en Afrique du nord. En 1402 des émigrants français s'installent à Lanzarote, puis à Fuerteventura et à El Hierro. Les autres îles sont plus peuplées et les habitants se défendent farouchement. A leur tête, le normand Jean de Béthencourt veut christianiser l'archipel. Il fait interrompre l'esclavage et sera reconnu roi des Canaries par Henri III de Castille.

La conquête Espagnole

Pendant des décennies, Portugais et Espagnols se disputent la conquête du monde. L'Espagne hérite de l'archipel en 1479 par le traité d'Alcaçovas. La Palma ne sera conquise qu'en 1491 et Tenerife en 1496. Tous les Guanches ont disparus, soit massacrés, soit déportés comme esclaves et les derniers furent assimilés. Il ne reste quasiment aucune trace de leurs langues et de leurs cultures.